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Job dating© DRLe job dating fait se rencontrer des recruteurs et des personnes en quête d'un emploi durant quelques minutes. Ici, la première édition de MeetYourBoss, en 2016.

Les recruteurs sont toujours plus créatifs pour dénicher leurs nouveaux employés

Le job dating et la recommandation interne avec récompense aident les employeurs à trouver la perle rare. Témoignage d'un recruteur

Dénicher la bonne personne pour un poste est de plus en plus compliqué. Les recruteurs doivent faire preuve de créativité pour entrer en contact avec des candidats qui consultent différents vecteurs d’information: presse, internet, réseaux sociaux. «Nous avons recours à différents moyens pour rajouter des cordes à notre arc dans le but d’attirer et de retenir les bons collaborateurs dans notre entreprise», explique Guillaume Evéquoz, consultant RH et recruteur chez CSS Assurance, dont le siège romand est à Lausanne.

Le job dating est l’un d’eux. Débarqué pour la première fois l’an passé en Suisse romande, MeetYourBoss va vivre sa 2e édition le 9 mai à Lausanne (lire ci-contre). A la suite de l’édition 2016, à laquelle ils ont participé, les recruteurs de CSS Assurance ont reçu cinq candidats en entretien. Au final, une personne a été engagée. Une moisson qui semble faible. Alors quel intérêt pour le recruteur? «Nous avons vu vingt-cinq personnes en entretien de dix minutes et autant d’autres en marge de la manifestation, précise Guillaume Evéquoz. Ces rencontres nous permettent de faire une présélection des candidats qui pourraient nous intéresser. De plus, on échange avec des personnes qui ont un profil qui ne correspond pas forcément à nos critères de choix en matière de diplômes mais qui ont une personnalité intéressante. Sans le job dating, nous ne les aurions sans doute pas rencontrées. Cela élargit notre palette de choix.»

Guillaume Evéquoz se réjouit de participer à nouveau à MeetYourBoss. «Le recruteur ne connaît pas à l’avance le dossier de la personne en face de lui, relève-t-il. Cela met les deux personnes, recruteur et candidat, sur un pied d’égalité. On se concentre sur la personnalité de son interlocuteur. J’ai aussi été étonné du nombre de seniors qui ont participé à cette manifestation de job dating l’an passé.»

Recommandation

Un autre moyen de recrutement innovant consiste à faire appel aux employés de l’entreprise qui recrute. Ces derniers peuvent recommander une personne de leur entourage pour n’importe quel poste à repourvoir. «En cas d’embauche, à la fin du temps d’essai de la personne recrutée par recommandation, le collaborateur qui l’a parrainée reçoit une prime de 1000 francs, précise Guillaume Evéquoz. Chez CSS Assurance, la prime est la même, quel que soit le poste. Le principe existe dans d’autres entreprises. Le système de récompense peut bien entendu varier.»

Le recruteur ne voit que des points positifs dans cette méthode. «Les candidatures sont totalement dans la cible recherchée, assure Guillaume Evéquoz. Nos collaborateurs nous recommandent des personnes en qui ils ont toute confiance. Ils connaissent l’entreprise, sa philosophie, voire l’équipe et le poste à repourvoir. Ils fournissent de ce fait des informations précises aux personnes qu’ils nous recommandent. Nous le constatons si nous les recevons lors d’un entretien: elles sont très bien préparées.» Guillaume Evéquoz n’a pas connaissance d’une embauche par recommandation qui se serait mal déroulée. «Chaque année nous engageons plusieurs nouveaux employés de cette manière.»

Moins d’offres spontanées

Bien entendu, les offres d’emploi publiées sur Internet ou dans la presse constituent toujours la source de candidature la plus importante. «Sur Internet, une personne intéressée par une offre d’emploi peut postuler en quelques clics, relève Guillaume Evéquoz. En conséquence, nous recevons nettement moins de candidatures spontanées que par le passé. Et les réseaux sociaux professionnels, comme LinkedIn, sont des outils intéressants pour trouver un profil rare ou pour garder le contact avec un candidat. Les personnes sont toujours intéressées d’engager le dialogue, même si aucun poste n’est à pourvoir. De ce fait, on est toujours actifs et pas dans l’attente.»